1. Dictionnaire

Mode de vie

Un mode de vie est une composition - dans le temps et l’espace - des activités et expériences quotidiennes qui donnent sens et forme à la vie d’une personne ou d’un groupe.

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Mobilité

Dans une perspective large, la mobilité peut être définie comme l’intention, puis la réalisation d’un franchissement de l’espace géographique impliquant un changement social.

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Transition

Les recherches sur la transition s'intéressent aux processus de modification radicale et structurelle, engagés sur le long terme, qui aboutissent à une plus grande durabilité de la production et de la consommation. Ces recherches impliquent différentes approches conceptuelles et de nombreux participants issus d'une grande variété de disciplines.

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Par Luca Pattaroni ( Sociologue )
29 Octobre 2013

Un mode de vie est une composition - dans le temps et l’espace - des activités et expériences quotidiennes qui donnent sens et forme à la vie d’une personne ou d’un groupe.


Le mode de vie renvoie à un ensemble d'aspirations et de capacités des personnes qui se constituent à la rencontre entre les caractéristiques de la personne (liées à son expérience passée, ses ressources, ses apprentissages) et les prises offertes par son environnement. Il est constitué par l'ensemble des expériences et des activités au travers desquelles une personne s'efforce de vivre une vie qui mérite d'être vécue (Sen, 1999). Les modes de vie sont pluriels mais toujours partagés collectivement - la question du « style de vie » pointant, elle, vers la possibilité de variations individuelles.

On peut distinguer 3 grandes sphères d'expérience au fondement de tout mode de vie (Pattaroni et al, 2009).

  1. Les expériences et les activités liées à l'habiter, c'est-à-dire l'ensemble des lieux constitutifs de l'aisance d'une personne dans le monde et de sa sécurité ontologique. Dans la société contemporaine, l'expérience de l'habiter dépasse largement le « seul chez soi » et la sphère d'aisance et de familiarité d'une personne peut s'étendre à des lieux aussi divers que le train (où l'on se repose ou encore lit et travaille) ou certains espaces publics et commerciaux (cafés, etc.).
  2. Les expériences et les activités où se jouent le rapport à autrui et, plus largement, le développement d'une vie sociale satisfaisante. Là aussi, on trouve de grandes variations à la fois dans la conception de ce qui constitue un rapport satisfaisant à autrui (anonymat, convivialité, recherche de l'altérité ou de l'homogénéité) et aussi dans la manière dont s'entretiennent les relations sociales et familiales (visites fréquentes à domicile, activités extérieures, utilisation d’Internet et des réseaux sociaux, etc.),
  3. Les expériences et les activités qui renvoient à un rapport fonctionnel à l'environnement construit où se joue, plus largement, le caractère pratique de la vie quotidienne. C'est dans cette dernière facette de nos modes de vie qu'il faut ranger les choix, par exemple en matière de pratiques modales.

En parcourant ces trois grandes sphères des modes de vie contemporains, on s'aperçoit facilement qu'il y est toujours question à la fois de ce qui motive les personnes à agir (en quête d'aisance, de plaisir, d'efficacité, d'amitié, etc.) et du déploiement dans le temps et l'espace des activités qui donnent corps à ces expériences qui importent. Cette définition à la fois ample et précise doit permettre en fin de compte de naviguer entre les approches plus attentives  à la reproduction des modes de vie et à leur inscription dans des relations de pouvoir – suivant l’inspiration de Bourdieu - et celles attentives à l’écologie des modes de vie et, plus fondamentalement, à leur part de réflexivité et d’indétermination (Beck, 1986 ; Thévenot, 2006). 

Précisions et perspective historique

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La question du mode de vie renvoie à une problématique au cœur des sciences sociales, celle de l’analyse des régularités individuelles et collectives du comportement humain. Plus spécifiquement, elle pointe vers deux champs de questionnement. D’une part, celui de la description et l’identification de formes spécifiques de vie. A partir de quels traits ou encore sphères de comportement parvient-on à typifier un « mode » de vie ? D’autre part, celui de l’explication – ou encore de la compréhension – de ces modes de vie. Qu’est-ce qui engendre ou induit les régularités observables ? Dans cette perspective, la thématique des modes de vie ne renvoie pas  à une approche spécifique des sciences sociales mais elle reflète au contraire les grands enjeux théoriques qui les traversent. L’actualité de la notion a toutefois évolué dans le temps. Ainsi si elle est présente dans les travaux du début du XXème siècle, que ce soit chez Halbwachs (1913) ou dans les écrits de l’Ecole de Chicago, elle trouve un regain d’intérêt depuis la fin des années 1970 en lien avec le constat d'une certaine diversification des manières de vivre au sein de groupes en apparence socialement homogènes (Beck, 1986).

Au fur et à mesure que les thèmes de l’individualisation et de la diversité devenaient saillants  – questionnant un des outils principaux d’identifications et d’analyses des régularités sociales, celui de classe sociale – il devenait important de pouvoir donner plus de substance à l'analyse des "modes de vie". L’évolution des usages de la notion renvoie ainsi aux grandes transformations sociétales et aux différentes manières de les interpréter.

Historiquement, on peut identifier deux grands usages de la notion. Le premier relève d’une tradition que l’on peut dire « écologique ». Dans cette perspective, l’identification d’un mode de vie est étroitement liée à un milieu spécifique de vie. On pense ici au célèbre article de Louis Wirth « Le phénomène urbain comme mode de vie » où il décrit les spécificités d’une manière de vivre propre à la ville, au milieu urbain (Wirth, 1939). Dans cet article, il synthétise et enrichit les analyses déjà produites au tournant du siècle par Simmel lorsqu’il cherchait à caractériser la « mentalité » des habitants de la grande ville (Simmel, 2013 [1902]).

Dans cette perspective interactionniste, le mode de vie renvoie à un ensemble de traits psychologiques et de modalités du rapport à l’autre et à l’environnement construit, accompagnant et partiellement induit par les conditions de vie d’un milieu donné. Il faut aussi rapprocher de cette première perspective, les travaux des ethnologues soucieux de rendre compte des conditions de vie d’une ethnie particulière, associant la description socio-spatiale de leurs activités quotidiennes et l’économie de leur système symbolique (Evans-Pritschard, 1940).

Contrastant pour partie avec cette approche écologique, on trouve une deuxième perspective soucieuse, elle, de lier les modes de vie non pas avant tout à des milieux de vie mais à un positionnement social et économique des personnes. Cette perspective, inspirée du marxisme, est celle en particulier des travaux portant sur les modes de vie des différentes classes sociales. Dans son travail précurseur, Maurice Halbwachs insiste ainsi sur le fait que « les hommes appartenant à des classes [sociales] séparées, bien qu’ils vivent dans un même milieu et à la même époque, nous donnent l’impression qu’ils appartiennent à des espèces différentes » (Halbwachs, 1912). C’est donc ici le positionnement dans la structure économique – déterminant le niveau de vie – qui rend en premier lieu compte de la diversité des modes de vie dans un même milieu (urbain par exemple). 

Les travaux de Pierre Bourdieu s’inscrivent dans la continuité de cette explication des modes de vie par le positionnement social tout en complexifiant l’analyse. En effet, ce dernier distingue deux formes de « capital » - économique et culturel – qui lui permettent d’identifier divers « styles de vie » à l’intérieur même des trois principales classes sociales qu’il analyse (classe dominante, petite-bourgeoisie et classe populaire) (Bourdieu, 1979). Son analyse rencontre ainsi la question qui deviendra de plus en plus prégnante au fil des années 1980, celle de la diversification des modes de vie au sein des populations autrefois rassemblées dans la même classe, en particulier les classes moyennes qui apparaissaient de moins en moins homogènes dans leurs préférences et pratiques  (Savage et al. 1992).

La notion de mode de vie gagne en visibilité dans les années 1980 (Actes du colloque de Dourdan, 1982). Elle trouve une résonnance en particulier en Allemagne où va se développer, jusqu'à nos jours, un important corpus de recherche sur les « Lebensstille » attentif, en amont, à l’émergence de variations inter-individuelles importantes et, en aval, à l’impact des modes de vie sur le développement durable (Zapf, 1987 ; Rink, 2002). De manière plus large, les approches en termes de mode de vie vont chercher à faire surgir des facteurs explicatifs se démarquant des indicateurs structurels classiques (revenu, âge, genre) qui n’apparaissent plus à même de bien rendre compte de la diversification des pratiques et des valeurs que l’on observe alors au sein de la population (Thomas, 2011). Elles s’inscrivent dans les tentatives pour rendre compte de l’émergence de nouvelles valeurs et pratiques – et du maintien des anciennes – dans le passage à une société dite « post-industrielle » (Inglehart, 1993).

La notion de mode vie présente ainsi l’intérêt de donner à voir une certaine diversité tout en la maintenant dans le cadre d’une analyse des régularités sociales. En effet, elle permet d’envisager une plasticité plus grande des formes de vie tout en la limitant. La question de la description des modes de vie et des causes de leur origine n’est toutefois pas tranchée et on voit se perpétuer les grandes approches marxistes et écologiques des modes de vie, sous des formes assez spécifiques.

Ainsi, sous l’influence en particulier des travaux de Bourdieu, mais aussi de l’importance prise dès les années 1990 par les questions de consommation (Zukin, 1998), une bonne partie des travaux sur les modes de vie va peu à peu se concentrer sur les variations en termes de goûts et de pratiques culturelles. L’idée développée par Bourdieu est que les préférences en matière de pratiques culturelles reflètent le positionnement social de la personne. Plus fondamentalement, c’est l’habitus, comme ensemble de schèmes cognitives incorporées, qui va lier la position sociale et culturelle d’un agent à un ensemble de pratiques qui l’inscrivent dans un champ de consommation spécifique. Dans cette perspective, par exemple, les choix résidentiels d’un agent reflètent moins un calcul rationnel (prix et distance au travail) ou écologique (besoin d’espace ajusté à la taille d’une famille) que des goûts spécifiques liés à des « stratégies » de distinction sociale (Aero, 2005). Ainsi, le choix de devenir propriétaire d’une maison individuelle par les « petits moyens » est interprété avant tout comme une « prise de distance avec l’univers d’origine », celui des HLM, plutôt que comme la quête d’un « logement confortable » (Cartier et al., 2008).

S’inscrivant dans un souci d’analyse – et de dévoilement - des dynamiques socio-structurelles à l’œuvre dans la reproduction des styles de vie, ces approches tendent parfois à réduire la dynamique complexe des modes de vie et de leur inscription dans le temps et l’espace à des dimensions essentiellement symboliques et cognitives.

L’exemple précédent nous semble à cet égard porteur d’un certain appauvrissement de l’idée de mode de vie. En effet, il tend à invisibiliser toute une facette des motifs du choix qui concerne l’écologie même du logement et le rapport entre la forme et l’usage. C’est le cas, par exemple, de la question de l’appropriation privative des espaces de jeu et de loisir (jardin privé) ou encore de l’importance de la maîtrise de son environnement (choix des aménagements, etc.). Ce sont pourtant deux motifs qui reviennent régulièrement dans les propos des personnes interrogées dans les enquêtes sur l’accession à la propriété et cela indépendamment de leur statut social (Thalmann et Favarger, 2002). Il se joue là des enjeux anthropologiques fondamentaux qui traversent les différents « habitus » et la quête de distinction sociale.

Il est clair qu’il peut y avoir dans ces deux motifs une part de « construction sociale », mais il semble important d’analyser plus systématiquement le lien entre mode de vie et caractéristiques du milieu sans le réduire ni à un rapport symbolique, ni à une détermination mécanique. Les enquêtes sur la gentrification montrent l’importance de ce lien quand elles décrivent la manière dont l’arrivée de nouveaux modes de vie dans un quartier participe de sa reconfiguration sociale et matérielle (Knox, 1991 ; Pattaroni et al., 2009). Cet impact est lié au fait que les modes de vie concernent toute l’épaisseur de notre rapport au monde, que ce soit en termes de mobilité, d’usage intime, de jugement esthétique ou encore de pouvoir d’achat.

Il faut donc revenir en amont du projet explicatif des modes de vie pour reconsidérer la question de leur description. Quels éléments doit-on considérer pour délimiter des « modes » de vie ? A cet égard, les considérations qui précèdent invitent à dépasser une approche des modes de vie axée uniquement sur les dimensions cognitives et expressives (préférences, goûts, jugements) ou encore les pratiques culturelles (Birkelund et Lemel, 2013), pour considérer toute l’ampleur expérientielle des modes de vie. L’idée est de pouvoir lier ainsi les dimensions plus expressives, les ressources et les usages engagés dans la constitution et l’inscription spatio-temporel d’un mode de vie.

La définition proposée ici doit au final être comprise comme un outil de description épaisse des modes de vie contemporain. Elle part du principe que les dimensions plus cognitives et expressives des modes de vie sont étroitement liées à leur dimension pratique. Le mode de vie ne prend pas forme à partir de valeurs abstraites qui orienterait des pratiques de consommation mais à partir de la vie quotidienne où se jouent les différentes expériences qui comptent pour une personne. On s'inscrit ici dans une perspective inspirée des travaux à la fois du pragmatisme américain (Dewey), des théories de l'action située (Conein et Jacopin, 1994) ou encore de la sociologie pragmatique (Thévenot, 2006).

Perspectives de recherche : l’évolution personnelle et historique des modes de vie

Une des questions essentielles relatives à la recherche sur les modes de vie est celle de leur évolution dans le temps, ceci à la fois à l’échelle d’une vie personnelle et à celle des structures sociétales.

A l’échelle personnelle, on constate en général une transformation des manières de vivre au fil d’une vie. La littérature sur les parcours de vie explique en général cette évolution à partir d’un certain nombre de  facteurs socio-démographiques tels que, par exemple, l’évolution du revenu, la mise en couple ou encore l’arrivée d’un enfant. S’il est incontestable que ces différents éléments ont un impact sur l’organisation quotidienne des personnes, leur position sociale et leur pouvoir d’achat, il faut toutefois se garder de voir trop hâtivement dans ces changements des transformations en matière de modes de vie.

En effet, si on lie le mode de vie à des options fondamentales dans  les manières de rencontrer l’autre, de fonctionner au quotidien ou encore de s’inscrire sensiblement dans le monde, il n’est pas évident que les événements de vie évoqués ci-dessus modifient en profondeur nos manières de faire. Ainsi, un couple pourra malgré la venue d’un enfant continuer à organiser son quotidien sans le recours à la voiture. De même, toute la réflexion sur les nouvelles classes moyennes – et plus journalistiquement parlant, les « bobos » - est basée sur l’idée que l’augmentation du pouvoir d’achat des personnes inscrites dans des valeurs et des pratiques quotidiennes critiques de la société de consommation ne se répercute non pas dans un changement des pratiques, mais dans leur prolongement  sous des formes plus stabilisées et encadrées par la marché (le passage du vieux vélo d’occasion à la reproduction neuve du vieux vélo).

Ces quelques remarques suggèrent l’intérêt qu’il y aurait à plus systématiquement comprendre à quel moment on peut considérer qu’une personne change de mode de vie et quels sont les facteurs qui entrent en compte (révision des valeurs, expériences de vie marquantes, transformation du réseau social, etc.).

L’évocation des nouvelles classes moyennes, dont on suppose - on l’a vu - qu’elles se caractérisent par des formes de vie inédites, soulève enfin la question fondamentale de l’évolution historiques des modes de vie. Les modes de vie étant étroitement liés à la manière dont le système économique et social s’organise (modes de production, systèmes de transport, etc.), ainsi qu’à l’éventail des manières de caractériser les bonnes manières de vivre en société (modèles anthropologiques et politiques), il est clair que l’évolution à la fois technologique et idéelle de la société ouvre des nouveaux possibles. On assiste ainsi au fil des décennies à l’émergence de nouveaux modes de vie, induits à la fois par de nouvelles possibilités pratiques et par les système de valeur qui les accompagnent (mobilité douce, participation, libération sexuelle, etc.). Comme le suggère le travail de Marie-Paule Thomas, ces nouveaux modes de vie ne remplacent pas les anciens mais contribuent à la diversification des formes de vie évoquées ci-dessus (Thomas, 2011, Thomas et Pattaroni, 2012).

La persistance des anciens modes de vie tient pour partie à l’inertie des modèles sociétaux. Cette inertie, comme nous l’enseigne la sociologie, tient en grande partie au fait que les modes de vie ne dépendent précisément pas de la seule psychologie individuelle, mais de l’ensemble des dispositifs matériels et institutionnels qui guident et alignent les manières de vivre (Thévenot, 2006 ; Rose et Miller, 2008). Ainsi, tant que perdurent les infrastructures et les modèles des anciens modes de vie (système routier et habitat individuel, idéal d’épanouissement à travers la consommation, distinction sociale, etc.), perdurent aussi les modes de vie qu’ils rendent possible.

Il serait dès lors intéressant d’arriver à mieux cerner la manière dont certains modes de vie deviennent peu à peu obsolètes – voire exclus - ne trouvant plus les prises nécessaires dans la société qui les accueillent. Cette question ouvre en dernier lieu un champs essentiel pour comprendre la manière dont s’articule la quête individuelle d’une vie bonne et l’organisation sociale, économique, morale et politique du vivre ensemble.

Luca Pattaroni, Laboratoire de Sociologie Urbaine, EPFL

Aero, T.,2005,"Residential Choice from a Lifestyle Perspective." Housing, Theory and Society 22: 109-130.

Beck U., 1986, Risikogesellschaft: auf dem Weg in eine andere Moderne, Suhrkamp,

Birkelund G.E., Lemel Y., 2013, « Lifestyles and Social Stratification: An Explorative Study of France and Norway », in Gunn Elisabeth Birkelund (ed.) Class and Stratification Analysis (Comparative Social Research, Volume 30), Emerald Group Publishing Limited, pp.189-220

Bourdieu P., 1979, La distinction : critique sociale du jugement. Le sens commun, Paris, éditions de minuit

Cartier M., Coutant I., Masclet O., Siblot Y., 2008, La France des " petits-moyens" Enquêtes sur la banlieue pavillonnaire, Paris, La Découverte

Conein B., Jacopin E., 1994, "Action située et cognition : le savoir en place", Sociologie du travail, 4, 475-500.

Evans-Pritchard E., 1940, The Nuer: A Description of the Modes of Livelihood and Political Institutions of a Nilotic People, Oxford, Oxford University Press.

Halbwachs M., 1913, Les classes ouvrières et les niveaux de vie, Paris, Alcan.

Inglehart R., 1993, La Transition culturelle dans les sociétés industrielles avancées, Paris, Editions Economica.

Knox, P., 1991. Capital, Material Culture and Spatial Differentiation, Blacksburg : Center for Urban & Regional Studies, Virginia Polytechnic Institute and State University.

Pattaroni L., Thomas M.-P., Kaufmann V., 2009. « Habitat urbain durable pour les familles », Les cahiers du Lasur, Lausanne.

Rink D., (Hrsg.), 2002, Lebensstile und Nachhaltigkeit. Konzepte, Befunde und Potentiale, Opladen.

Rose N., Miller, 2008, Governing the Present: Administering Economic, Social and Personal Life,  London, Polity Press.

Savage, M., Barlow J., Dickens P., Fielding A., 1992,  Property, bureaucracy and culture: middle class formation in contemporary Britain. Routledge, London.

Sen A., 1999, Development as Freedom, Oxford, Oxford University Press.

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Thalmann P., Favarger P. (éds.), 2002, Locataire ou propriétaire ? : enjeux et mythes de l’accession à la propriété en Suisse, Lausanne, Presses Polytechniques et Universitaires Pomandes

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Thomas M.P., 2011, En quête d'habitat : choix résidentiels et différenciation des modes de vie familiaux en Suisse, Thèse EPFL (5010). Lausanne, EPFL.

Thomas M.-P., Pattaroni L., « Différenciation des aspirations résidentielles des familles de classes moyennes en Suisse : une approche par les modes de vie », Espaces et Société, 1 (148-149), 111-127

Thévenot L., 2006, L'Action au pluriel. Sociologie des régimes d'engagement, Paris, La Découverte.

Zapf, Wolfgang, 1987, Individualisierung und Sicherheit. Untersuchungen zur Lebensqualität in der Bundesrepublik Deutschland, Munich, Heck.

Zukin Sh., 1998 « Urban Lifestyles_Diversity and Standardisation in Spaces of Consumption », Urban Studies, vol. 35, n° 5-6, 825-839.

Wirth, L. (1938). «Le phénomène urbain comme mode de vie» in Grafmeyer, Y et Joseph I., L’Ecole de Chicago. Naissance de l’écologie urbaine, Aubier Montaigne, 1984

Mode de vie

Un mode de vie est une composition - dans le temps et l’espace - des activités et expériences quotidiennes qui donnent sens et forme à la vie d’une personne ou d’un groupe.

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Mots-clés : Modes de vie
Disciplines : Sciences humaines, Sciences sociales
Mode(s) de transport : Tous modes de transport

Luca Pattaroni

Sociologue

Luca Pattaroni est sociologue, il est rattaché au laboratoire de Sociologie Urbaine (LaSUR) de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).

Pour citer cette publication :

Lucap (2013, 29 Octobre), « Mode de vie », Forum Vies Mobiles - Préparer la transition mobilitaire

. Consulté le 29 Avril 2019, URL: http://fr.forumviesmobiles.org/reperes/mode-vie-1754



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